Porsche 911 guide apprenti porschiste

Il y a des disciplines qui sont réputées pour être assez inaccessibles. Apprendre le piano, connaître tous les articles de loi ou encore… toute les gammes et générations de Porsche 911 ! Dans cet article, nous allons revenir sur les fondamentaux, c’est-à-dire décrypter la 911 dans son ensemble, avec les spécificités de chaque génération, ses modèles emblématiques et ce qui les différencie.

Kubelwagen, 356, tracteurs : avant la 911

La Porsche 911 a vu le jour en 1963, soit 32 ans après la création de la marque. En 1931, la gamme Porsche n’avait rien à voir avec aujourd’hui. Il n’y avait aucun modèle de série au catalogue. Un modèle toutefois pointait le bout de calandre, la Lohner-Porsche, un modèle hybride essence-électrique (oui, déjà à l’époque).

La 356 est la première Porsche de série. Elle reprend la base de la Volkswagen Coccinelle, mais arbore une carrosserie nouvelle. Déjà, c’est un roadster, le coupé n’arrivera que rien plus tard. Sa ligne est très gracieuse et inspire la sportivité et le luxe. Un savant mélange. Sous le capot, c’est un 4-cylindres à plat (Flat-4 pour les intimes). C’est un véritable succès. Plusieurs générations se succéderont : Pré-A, A, B et C.

Porsche réalisera aussi du matériel militaire, en fournissant des moteurs puis en développant ses propres modèles, à l’image du Kubelwagen. Des tracteurs, les fameux Porsche-Diesel, habillés d’une robe rouge, seront aussi de la partie. Puis une nouvelle ère arriva, celle de la Porsche 911. Un succès presque inespéré qui a sauvé la marque créée par Ferdinand Porsche en 1931 et reprise par Ferry Porsche, son fils, dès 1949.

Porsche 911 : quelques généralités

Toutes les générations de Porsche 911

Avant de vous présenter chaque génération, débutons par un petit rappel.

Porsche a fait le choix de donner le même nom à chaque génération de Porsche 911, en l’occurrence : 911. Chez d’autres constructeurs, nous pouvons facilement reconnaître une génération à l’autre, puisqu’un chiffre change. Pendant longtemps chez Peugeot, par exemple, les numéros se suivaient : la Peugeot 206 a succédé à la 205, avant d’être remplacée par la 207 puis la 208.

Chez Porsche, chaque 911 s’appelle 911. C’est pourquoi il est important d’utiliser un second identifiant. Ce dernier prend la forme d’un nombre à trois chiffres, débutant par un 9. Ainsi, la Porsche 911 type 964 est la troisième génération de 911. Pour faire plus court, vous pouvez simplement parler de Porsche 964, tout porschiste saura directement de quelle génération de Porsche 911 vous souhaitez parler.

Car si vous vous référez uniquement au monogramme d’une 911, vous verrez bien souvent “Carrera” ou “Turbo”… Sans que cela ne vous soit d’une grande aide !

Apprendre ces différents codes est certainement l’étape la plus fastidieuse. C’est pourquoi nous allons vous guider pas à pas.

1ère génération : la Porsche 911 type 901 (1963-1973)

Porsche 911 (901)

Le style de la Porsche 911 type 901 est nettement plus affirmé par rapport à la 356 qu’elle remplace. Les lignes sont plus tendues, avec une ligne très épurée et soulignée d’éléments chromés, typiques des années 1960. La partie arrière est parfaitement lisse. Elle a fait l’objet d’études assez diverses. Porsche a testé différents arrières avant de retenir celui-ci.

Esthétiquement

Notons que l’empattement a été allongé de quelques centimètres en 1966 afin de corriger un défaut de jeunesse : une tenue de route parfois piégeuse. Cette première 911 attire un public principalement aisé. Il faut bien reconnaître que l’écart de prix entre une 911 et une 912 est assez conséquent. C’est la raison pour laquelle la 912 voit le jour, reprenant l’esthétique d’une 911… Et le moteur d’une 356 !

La 901 affiche une ligne d’une élégance remarquable, proposant un large choix de teintes de carrosserie, et d’intérieur. Elle plaît à tout le monde et devient un véritable objet de désir. Comprenant l’attrait pour ce modèle, la marque développera différentes versions, dont la redoutable Carrera RS 2.7 qui clôturera la carrière de cette version.

Sous le capot de la Porsche 911 type 901

Alors que la Porsche 356 accueillait un 4-cylindres, la 911 type 901 propose un 6-cylindres à plat (Flat-6) dont la cylindrée évoluera de 2.0 litres en début de carrière jusqu’à 2.4 litres. La Carrera RS ira jusqu’à 2.7 litres, tandis que les versions RSR pourront atteindre les 3.0 litres.

Cette 911 affiche donc une puissance de 130 chevaux à ses débuts, qui sera ensuite déclinée en plusieurs versions. C’est logique en soi : certains ont besoin de plus de puissance que d’autres. De même, certains souhaitent une 911 plus sportive, et d’autres plus luxueuse.

Pour écouler les 4-cylindres à plat invendus des 356, mais aussi pour offrir une 911 à prix plus modéré, Porsche crée la 912 (type 902). Elle reprend en tout point l’esthétique de la 911, mais avec deux cylindres en moins. Elle est remplacée par la 911T dès écoulement des stocks.

Ce qui évolue avec la 901

Par rapport à la 356, le style est beaucoup plus mature et montre le savoir-faire de Porsche, depuis que Ferry Porsche a pris les commandes de la marque.

Les différentes versions de Porsche 911 Type 901

901 : unique version au lancement, 130 chevaux
911T : version d’entrée de gamme, remplace la 912, 100/110/125/130 chevaux
911L : version de luxe, 130 chevaux
911E : remplace la 911L, empattement long uniquement, 140/155/165 chevaux
911R : version radicale, réservoir sur capot, 210 chevaux
911S : version sportive, 160/170/180/190 chevaux
911 Carrera RS : version très sportive, adaptée à la piste, 210 chevaux
912 : version 4-cylindres, mix entre une 356 et une 911

Carrosseries proposées

• Coupé
• Targa

Comment repérer une Porsche 911 type 901 ?

Porsche 911 (901)

Cette première génération se reconnaît assez facilement. Tout d’abord, il y a les parties chromées, bien perceptibles, des clignotants avant et arrière dissimulés derrière une grille partiellement chromés. Les pare-chocs peuvent avoir des butoirs. Enfin, la plaque d’immatriculation arrière se trouve entre les deux feux.

Quelques anecdotes concernant la Porsche 911 Type 901

• Lorsqu’elle est présentée au salon de Francfort, en 1963, cette Porsche ne possédait pas de moteur !
• Initialement, la Porsche 911 devait s’appeler 901. Sauf que Peugeot a déposé le brevet des noms de modèles composés de trois chiffres avec un zéro central. La 901 a rapidement été renommée 911. Mais elle a gardé 901 en tant qu’identifiant.
• Afin d’améliorer la tenue de route, l’empattement (espace entre les roues avant et arrière) est augmenté en 1966. Il y a donc deux types de châssis !
• Les normes américaines n’autorisent pas les cabriolets dans les années 1960. Porsche, ainsi que d’autres constructeurs ont trouvé la parade en créant la carrosserie Targa. Il s’agit d’un cabriolet sur lequel prend place un arceau et derrière, une vitre enveloppante.
• La 911 Carrera RS 2.7 constitue la version civile la plus radicale. Elle se reconnaît à son aileron queue de canard, à l’arrière, à sa peinture généralement blanche ou noire, et des stickers latéraux marqués “Carrera” de couleur rouge ou bleue.

2ème génération : la 911 type 911 (1973-1989)

Porsche 911 type G

Au niveau du style, la Porsche 911 type 911 marque un bond en avant. Il y a une partie visible, et une autre, moins visible. Commençons par l’appellation de cette 911. Pourquoi 911 type 911 ? L’identifiant est similaire au nom du modèle, ce qui peut porter à confusion. Le terme le plus utilisé pour qualifier la deuxième génération de Porsche 911, est Caisse-G (ou Type-G, ou Série-G). Chaque évolution (cylindrée, restylage…) constitue une avancée chez Porsche. La seconde génération en est la septième, elle a donc pris le terme “G“. Rassurez-vous, tout n’est pas autant compliqué chez Porsche ! Pour ceux qui veulent creuser davantage, rendez-vous en fin d’article !

Esthétiquement

L’élément qui caractérise la 911 type 911, ce sont tout d’abord les épais pare-chocs noirs, avec une sorte d’accordéon sur les extrémités, tant à l’avant qu’à l’arrière. Il ne s’agit pas d’un élément stylistique, mais bien d’une conséquence de la réglementation américaine, imposant un minimum d’absorption des chocs. C’est l’élément le plus remarquable. Notons aussi un bandeau lumineux qui relie les deux feux arrière.

C’est une première qui perdurera longtemps chez Porsche ! Les jantes sont également nouvelles, avec l’apparition d’un nouveau modèle, développé par Fuchs (prononcez “fouksse”), avec un diamètre de 15 puis 16 pouces. Elles disposent d’un bord poli et de cinq branches peintes en noir mat. D’autres modèles étaient aussi proposés, notamment durant les premiers millésimes.

Cette Porsche 911 connaîtra une carrière à rallonge, de 1973 à 1989. Le style évoluera assez peu durant cette période. Les chromes ont cédé leur place a des éléments noirs, plus actuels tandis qu’une version Turbo fait son apparition, avec un style bien distinct des 911 classiques. Le cabriolet sera également de la partie.

Sous le capot des Caisses G

Nous retrouvons le moteur original, le 6-cylindres à plat dont la cylindrée va évoluer. En début de carrière, elle sera à 2.7 litres, passera à 3.0 litres puis 3.2 litres en fin de carrière. Porsche fait désormais la distinction au sein de sa gamme entre deux catégories de modèles :

• Les Carrera, qui sont des versions classiques, avec un moteur atmosphérique, avec un design sobre (sans aileron notamment)
• Les Turbo, dont le moteur se dote d’un turbocompresseur. L’esthétique s’embellit d’un aileron, d’un pare-choc plus volumineux avec une lame et d’ailes arrière passablement élargies.

Ce qui évolue avec les Porsche 911 Type 911

Porsche a souhaité développer le concept de la 911 en touchant un public plus large. Assez brutes de décoffrage, les versions Turbo connaitront un vif succès. La sécurité a elle aussi fait un bond majeur en avant, en se dotant de ceintures de sécurité à trois points, en améliorant la résistance aux chocs puis en veillant à diminuer l’émission de rejets polluants.

Le style a été voulu dans la continuité. Davantage une évolution qu’une évolution. Le mythe était déjà en train de s’écrire dans les années 70.

Pour la première fois, Porsche dote sa 911 d’une version cabriolet (le Targa reste au catalogue), mais aussi d’une version Speedster. C’est-à-dire un cabriolet dont les places arrière sont supprimées et qui se caractérise par un pare-brise plus petit pour plus d’aérodynamique. L’esprit des roadsters d’antan ! Ces dernières sont toutefois très rares.

Enfin, Porsche a compris l’attrait des clients pour les versions exclusives. Il est ainsi possible d’apposer un Turbo look sur une 911 Carrera. C’est-à-dire, reprendre les éléments caractéristiques des versions Turbo (comme l’aileron ou les ailes larges) afin de les apposer sur une 911 pas turbo ! Il y a les TLU (turbo look usine = monté sur la chaîne de montage) et les TL (turbo look = monté après l’achat).

Les différentes versions de Porsche 911 Type 911

911 Carrera : version “classique”, de 2.7 litres à 3.2 litres
911 Turbo 3.0 : version dotée d’un turbo, look plus sportif
911 Turbo 3.3 (930) : version Turbo plus puissante, restylée
911 Speedster : version découvrable, deux places, pare-brise bas
911 SC : de 1977 à 1983, elle remplace les 911 Carrera. Version censée marquer la fin de la Porsche 911…

Carrosseries proposées

• Coupé
• Cabriolet
• Speedster
• Targa

Comment repérer une 911 Type alias Caisse-G ?

Porsche 911 (911)

L’élément le plus simple, ce sont les accordéons, ou soufflets, sur les bords de pare-choc. Seule cette génération de Porsche 911 en est équipée, il n’y a donc pas d’erreur possible.

Quelques anecdotes à propos de la 911 Type 911

• En 1977, Porsche envisage de mettre prochainement fin à la carrière de la Porsche 911. C’est pourquoi les 911 Carrera sont remplacées jusqu’en 1983 par la SC. L’explication : Porsche souhaite miser sur la 928 et les autres modèles à moteur avant. Les clients demandent le retour de la 911 et la marque allemande suivra !
• Il y a deux versions de 911 Turbo sur cette génération. Accrochez-vous. Dévoilée en 1975, la première disposait d’un Flat-6 de 3.0 litres de cylindrée pour 260 chevaux. La seconde, de 1985, a une cylindrée de 3.3 litres pour 300 chevaux. Cette dernière – et seulement cette dernière – porte le nom de code interne 930 ! Ainsi, si vous parlez d’une 930, nous saurons que vous parlez directement d’une 911 de seconde en génération, version Turbo, d’après 1986.
• Les 911 Carrera 3.2 litres se reconnaissent par un détail : les lettres sur le bandeau lumineux arrière sont de couleur noire, au lieu de bordeaux sur les autres.

3ème génération : la 911 type 964 (1989-1994)

Porsche 911 (964)

Après près de 15 ans, la Porsche 911 type 911 souffre face à une concurrence toujours plus affûtée. La troisième génération voit le jour. Elle s’appelle dorénavant 911 type 964. Visuellement, Porsche semble avoir opéré la transition avec douceur. Sauf qu’en y regardant de plus près, tout ou presque, est nouveau sur cette voiture. À commencer par la transmission intégrale, proposée en option sur les versions Carrera, mais pas sur les Turbo, qui demeurent des propulsions.

Esthétiquement

Bon, esthétiquement, vous ne verrez pas de grande différence entre les 2ème et 3ème génération de Porsche 911. Pourtant, il ne faut pas se fier aux apparences. La 964 ne reprend que 15% des éléments de la Type-G. Tout se joue dans la partie “invisible”.

Extérieurement, l’unique différence semble être les pare-chocs avant et arrière, qui perdent le bandeau noir et les traditionnels soufflets sur les côtés. La ligne est similaire en tout point si bien que certains ont maquillé leur 911 type-G en 964 simplement en remplaçant les pare-chocs !

Chaque 911 type 964 dispose désormais d’un aileron rétractable, qui ne se déploie que grâce à un bouton dans l’habitacle ou bien à haute vitesse, automatiquement. Il augmente l’appui aérodynamique, et donc la tenue de route.

Notons que la carrière de cette 911 fut assez courte, puisque produite uniquement entre 1989 et 1994. L’année 1992 fit l’objet d’un restylage. C’est-à-dire quelques améliorations esthétiques légères (rétroviseurs, jantes…) et mécaniques (augmentation de puissance, fiabilisation…).

Sous le capot de la Porsche 964

Mécaniquement, les évolutions sont très nombreuses.

En ce qui concerne le moteur en lui-même, la cylindrée grimpe à 3.6 litres. La gamme se hiérarchise de la même manière que la Type-G, avec des modèles Carrera et Turbo.

La grande nouveauté de la 911 type 964, c’est l’arrivée de transmission intégrale. Désormais, il est possible d’opter pour une 911 propulsion (Carrera 2) ou 911 à quatre roues motrices (Carrera 4). Les secondes se repèrent à leurs ailes arrière plus larges.

Notons aussi des améliorations significatives à tous les niveaux d’un point de vue mécanique, offrant une conduite plus simple et largement plus moderne. La direction assistée est désormais offerte de série sur toutes les versions.

Ce qui évolue

Porsche a souhaité étendre sa clientèle en développant sa gamme de 911. Aux côtés des versions classiques Carrera (que vous pourrez choisir en deux ou quatre motrices), vous avez désormais une version Turbo, une Turbo S Leichtbau (plus puissante et plus légère que la Turbo classique), la Carrera RS et même le Speedster qui demeure.

Les différentes versions de 964

911 Carrera 2 : version “classique” deux roues motrices, de 3.6 litres
911 Carrera 4 : version “classique” quatre roues motrices, de 3.6 litres
911 Turbo 3.3 : version dotée d’un turbo, look plus sportif, cylindrée de 3.3 litres
911 Turbo 3.6 (965) : version Turbo restylée, cylindrée à 3.6 litres
911 Carrera RS (ou RS92) : version atmosphérique, allégée et plus puissante
911 Speedster : version découvrable, deux places, pare-brise bas

Carrosseries proposées

• Coupé
• Cabriolet
• Speedster
• Targa

Comment repérer une Porsche 911 type 964 ?

Porsche 911 (964)

La 911 type 964 se différencie de la Type-G qu’elle remplace par ses pare-chocs plus enveloppants, sans bandeau noir et sans soufflets. Dès lors, on pourrait imaginer qu’elle ressemble à la première génération de 911… Mais il suffit de regarder l’absence d’éléments chromés, de pare-chocs à l’ancienne ou même du bandeau lumineux à l’arrière pour reconnaître une 911 (964).

Quelques anecdotes à propos des 964

Deux modèles Turbo se sont succédés sur cette génération de Porsche 911. Le premier disposait d’une cylindrée de 3.3 litres, et le second de 3.6 litres. Pour différencier ce dernier, on parle de 965 et non de 964 Turbo, même si ce dernier terme est usuel. Parlez d’une 965 à un porschiste et il saura immédiatement de quelle voiture vous parlez !
• La Carrera RS est une version plus puissante de dix chevaux qu’une Carrera 2 ou 4, dont tout le superflu a été supprimé, pour gagner du poids. Ainsi, les performances sont bien supérieures, à la condition d’accepter de sacrifier le confort. La particularité de ce modèle, c’est sa couleur, généralement rosée, avec des bandes latérales grises.
• Porsche a célébré le 30ème anniversaire de son modèle phare, la 911 Anniversaire, basée sur une Carrera 4. Elle se reconnaît à son Turbolook, son équipement riche, mais aucun signe distinctif à l’extérieur.

4ème génération : la 911 type 993 (1993-1997)

Porsche 911 (993)

En 1993, Porsche abandonne la 964 au profit de la quatrième génération de Porsche 911. Cette dernière porte le nombre 993 comme identifiant. Elle marque un réel bon en avant avec un objectif : conforter la 911 dans son authenticité. Pourtant, tout change. Porsche est partie d’une page blanche. Pour de nombreux puristes, elle est la dernière “vraie” 911, car elle est la dernière génération dont le refroidissement est à air et à huile. Mais ce n’est pas tout…

Esthétiquement

La génération 993 est plus massive que la 964, tout en ayant une ligne encore plus élancée. La raison, ce sont les ailes avant, moins rebondies, avec des phares inclinés, à l’image de la supercar 959, dévoilée par Porsche quelques années auparavant.

La 993 veut souffler un vent de modernité, avec diverses aides à la conduite et une ligne plus aérodynamique. Les versions à deux roues motrices (Carrera, Carrera S…) se reconnaissent à leurs clignotants orange, tandis qu’ils sont translucides sur les quatre roues motrices (Carrera 4, Carrera 4S…). Cependant, plusieurs propriétaires ont fait la modification et disposent désormais de clignotants translucides sur une 911 type 993 à deux roues motrices.

Sous le capot des 993

À mi-chemin entre les 911 anciennes et les modernes, la 993 est une voiture facile à prendre en main et agréable à conduire. Elle dispose de multiples aides à la conduite qui rendent son comportement plus sécurisant. L’électronique fait désormais partie intégrante de cette Porsche 911, qui conserve toutefois les ingrédients qui ont fait le succès des générations précédentes.

Le 6-cylindres à plat conserve sa cylindrée de 3.6 litres, mais fait le plein de chevaux. Surtout, de multiples versions verront le jour tout au long de la carrière de ce modèle, de 1993 à la fin de l’année 1997. Il y a un absent cependant, le Speedster, qui n’a pas été reconduit sur cette génération.

Il convient de distinguer les modèles d’avant 1996 et ceux d’après.  Les versions Carrera gagnent chacune treize chevaux, passant de 272 à 285 chevaux, grâce au variocam, un dispositif qui permet d’adapter l’admission en fonction du régime moteur.

Ce qui évolue avec la 911 Type 993

Désormais, la Carrera 2 s’appelle simplement Carrera. Il y a l’apparition de la version Carrera S, qui dispose d’un kit large, d’une grille de capot moteur séparée en deux parties, d’amortisseurs plus fermes et d’un rabaissement, permettant un comportement plus sportif, sans augmenter la puissance.

Parallèlement, la version Carrera 4S fait son apparition. Tout comme la Carrera S, elle offre à la version quatre roues motrices le même agrément et reçoit en prime le châssis de la 911 Turbo.

La version Turbo dispose désormais de deux turbocompresseurs. Pour l’occasion, afin de mieux distribuer la puissance et la rendre conduisible par tout le monde (ou presque), elle dispose de la transmission intégrale de série.

Enfin, une version 911 GT2 voit le jour, elle se destine à ceux qui souhaitent se rendre sur circuit. Cette stricte propulsion dispose d’un kit carrosserie composé d’une lame avant, de bas de caisse profilés et d’un aileron volumineux.

Les différentes versions de 911 Type 993

Toutes les versions disposent d’une cylindrée de 3.6 litres, à l’exception de la Carrera RS.

911 Carrera : version deux roues motrices, 272/285 chevaux
911 Carrera 4 : version quatre roues motrices, de 3.6 litres
911 Carrera S : version deux roues motrices, affûtée, 285 chevaux
911 Carrera 4S : version quatre roues motrices, affûtée, châssis Turbo, 285 chevaux
911 Turbo : version suralimentée par deux turbos, 408 chevaux
911 Turbo S : version plus sportive de la Turbo, 450 chevaux
911 Carrera RS : version allégée, 3.8 litres, propulsion, 300 chevaux
911 GT2 : version compétition-client, propulsion, allégée, kit carrosserie, 430 chevaux

Carrosseries proposées

• Coupé
• Cabriolet
• Targa

Comment repérer une Porsche 911 type 993 ?

Porsche 911 (993)

La 911 type 993 se reconnait surtout à ses ailes avant plates et ses phares allongés. Les pare-chocs sont encore plus épurés. La version Targa dispose d’un style qui change, avec une immense surface vitrée. Enfin, les versions Carrera 4 et surtout 4S disposent d’ailes très larges. Il y a de la sensualité dans ces courbes…

Quelques anecdotes sur les 993

• La 911 type 993 Speedster n’a jamais été produite en série. Cependant, un unique exemplaire fut réalisé afin de l’offrir à Ferdinand Porsche, pour ses 60 ans. Un second exemplaire aurait été réalisé, mais sans confirmation officielle de la marque.
• La Porsche 911 Turbo cabriolet n’a pas été commercialisée officiellement. Quelques exemplaires furent toutefois mis au point. Leur particularité, c’est qu’ils disposaient d’une mécanique de 911 type 964 (la génération précédente de 911). Là où la 911 Turbo coupé affiche 408 chevaux, le cabriolet n’excède pas les 360 chevaux.
• En option, la 911 GT2 dispose d’un “Club Sport Pack” permettant de recevoir tout le nécessaire pour faire de la piste : arceau, coupe-circuit, extincteur…

5ème génération : la 911 type 996 (1997-2004)

Porsche 911 (996)

En 1997, Porsche a dévoilé la cinquième génération de Porsche 911. Elle porte le nom de code 996 et a suscité bien des interrogations. C’est une voiture entièrement nouvelle, plus imposante, mais qui fait quelques entorses par rapport aux générations précédentes : le refroidissement est désormais liquide et surtout, la forme des phares est entièrement nouvelle (reprise du Boxster) et qui intègrent les clignotants… Notons qu’il existe deux phases pour les 911 type 996.

Esthétiquement

La 911 type 996 se caractérise par une ligne toute neuve. Tout a été changé depuis la précédente génération, qu’il s’agisse de l’esthétique, de l’habitacle ou de la motorisation. Le design est désormais encore plus fluide, avec une ligne plus moderne, plus enveloppante.

Désormais, l’esthétique peut varier d’une version à autre (Carrera 4 et Carrera 4S) puisque Porsche a cherché à donner une identité propre à ses versions les plus cossues. Pour beaucoup, elle est considérée comme la première des 911 “modernes”, instaurant une cassure avec les modèles précédents.

911 type 996 phase 1 (1997-2001)

La 911 type 996 phase 1 se reconnaît à ses phares en amande à l’avant et parfois, ses clignotants oranges à l’avant et à l’arrière. Il convient de préciser que les versions Carrera 4S et Turbo disposent de phares avant spécifiques, plus racés et biseautés (voir notre illustration après, pour bien comprendre). Quant aux feux arrière, ils sont plus imposants sur les versions à quatre roues motrices 4S, et un bandeau lumineux relie les deux feux !

911 type 996 phase 2 (2001-2004)

Courant 2001, Porsche comprend que les phares en amande des 911 type 996 “classiques” ne plaisent pas. En plus d’avoir un aspect d’oeuf au plat, ils sont partagés avec le Boxster. Il devenait ainsi difficile de différencier du premier coup d’oeil un Boxster d’une 911 vue de l’avant. Porsche en profite alors pour dévoiler sa 996 phase 2. Désormais, toutes les 911 intègrent les phares des Carrera 4S et Turbo phase 1. C’est le meilleur moyen de différencier une 996 Carrera phase 1 d’une phase 2.

Sous le capot des 996

Sur les 911 type 996 phase 1, le 6-cylindres à plat est entièrement nouveau, il offre de meilleures relances et dispose pour la première, d’un refroidissement par eau. Ce tout nouveau moteur offre une cylindrée de 3.4 litres et des puissances en nette hausse.

Les 996 phase 2 seront l’occasion de monter la cylindrée à 3.6 litres. Les puissances gagnent encore quelques chevaux, ce qui permet d’améliorer le dynamisme et de réconcilier les clients refroidis par la phase 1.

Porsche élargira encore sa gamme 911 de versions plus sportives, à l’image des Turbo S, GT2, GT3 et GT3 RS. À ce sujet, la GT3 RS devient un modèle à part entière. On la reconnaît – pour la génération 996 – à sa livrée blanche et ses stickers bleus ou rouges, inspirés par la 911 Carrera RS 2.7… de 1973 !

À ce sujet, les Turbo et Turbo S, auparavant très brutales, s’inscrivent désormais comme des GT, c’est-à-dire des compromis entre luxe et sportivité. Les quatre roues motrices sont désormais de série et le comportement est moins extravagant, tout en étant plus efficace. En quelque sorte, ce sont les versions GT3 et GT3 RS qui assurent la relève !

Ce qui évolue avec la 996

Tout d’abord, Porsche a souhaité structurer davantage encore sa gamme. Exclusivement pour cette génération, nous noterons la disparition de la Carrera S. Pourquoi cela ? Simplement parce que les apports étaient limités par rapport à la Carrera et qu’en option, il était possible d’obtenir une version S depuis une Carrera classique.

La gamme est désormais structurée de manière plus cohérente, avec des versions “sages”, que sont les Carrera et Carrera 4, deux versions GT dynamiques atmosphériques (Carrera 4S) et suralimentées (Turbo, Turbo S). Enfin, l’offre en matière de sportives pouvant être utilisées sur piste s’élargit.

Porsche a vraiment tout repris depuis une page blanche, avec des choix qui ont payé et d’autres moins. Longtemps boudées, les 996 reviennent petit à petit dans le cœur des passionnés de la marque, principalement les phases 2 à moteur 3.6 litres.

Les différentes versions de 911 Type 996

911 Carrera : ph.1 et 2, version deux roues motrices, 300/320 chevaux
911 Carrera 4 : ph.1 et 2, version quatre roues motrices, 300/320 chevaux
911 Carrera 4S : ph. 2, Carrera 4 + look et châssis Turbo, 320 chevaux
911 Turbo : ph.1 et 2, biturbo, pare-chocs très aérés, aileron, 420 chevaux
911 Turbo S : ph.2, versions Turbo plus puissante, 450 chevaux
911 GT3 : ph.1 et 2, version allégée, 2 roues motrices, 360/381 chevaux
911 GT3 RS : ph.2, version GT3 encore allégée, stickers particuliers, 381 chevaux
911 GT2 : version GT3 plus cossue, allégée et plus puissante, 462/483 chevaux

Carrosseries proposées

• Coupé
• Cabriolet
• Targa

Comment repérer une Porsche 911 type 996 ?

Porsche 911 (996)

La 911 type 996 se reconnait principalement à ses formes de phare, qu’il s’agisse de la phase 1 ou de la phase 2, vous ne pourrez pas la manquer ! Elle est la seule génération à oser le changement. Car dès la génération suivante, les phares reviendront à leur forme ovaloïde initiale. Encore plus simple : regardez à l’avant. La génération 996 est la seule à avoir les clignotants intégrés dans les phares et non sur le pare-choc !

Quelques anecdotes

• La 911 Carrera S n’a jamais existé du fait qu’elle était relativement proche de la Carrera d’origine et que moyennant quelques options, les deux voitures auraient pu être similaires en tout point.
• La fiabilité des 911 type 996 phase 1 a longtemps été remise en question en raison de casse moteur. L’IMS, accusé régulièrement, qui est un roulement, peut céder dans le cas d’un entretien insuffisant. Généralement, il est fiabilisé pour éviter toute casse.
• La Targa conserve la ligne générale instaurée depuis la précédente génération de Porsche 911 (la 993).
Pas de Speedster non plus sur cette génération.
• Pour les 40 ans du modèle, Porsche a dévoilé une nouvelle 911 Anniversaire, basée sur une Carrera classique, habillée d’une couleur Argent GT, des pare-chocs de Turbo, avec des jantes alliage en 18 pouces et un équipement riche. À l’arrière, elle est simplement siglée “911”.

6ème génération : la 911 type 997 (2004-2012)

Porsche 911 (997)

En 2004, Porsche décide de revenir à l’essence même de la 911. Le style revient “à la normale” avec des phares ovales, une ligne toujours fidèle avec un arrière très conventionnel, repris de la 996. Les feux sont toutefois modernisés. Comme pour la 996, la 911 type 997 connaitra un restylage à mi-carrière, en 2008. Cette génération a connu un très fort succès. Elle comptera notamment une très (très) grande quantité de versions en tout genre. Prenez un café (ou un thé) et voyons-cela ensemble !

Esthétiquement

Un retour aux sources ! La sixième génération de Porsche 911 a plu dès sa présentation. Très élégante, elle affiche une ligne mature, moderne, mais toujours une pointe d’authenticité. Les clignotants reviennent dans le pare-choc, la ligne est d’une extrême fluidité.

Chaque version dispose désormais de sa propre identité visuelle, avec un modèle de jante pour chacune et différents appendices esthétiques. Véritable succès, elle marque aussi un bon en avant en terme d’agrément de conduite, de confort et d’efficacité. Ajoutez à cela un équipement enrichi et modernisé et vous comprendrez pourquoi la 997 est si exceptionnelle.

911 type 997 phase 1 (2004-2008)

Elle se reconnaît par ses phares ovales et le positionnement des clignotants dans le pare-choc avant, ils ne sont pas alignés avec la grille d’aération. À l’arrière, les feux ont une forme “classique” avec un angle presque à 90% sur l’arête intérieure.

911 type 997 phase 1 (2008-2012)

Le restylage touche l’avant, avec des clignotants intégrés dans le pare-choc, parfaitement alignés avec l’aération, donnant davantage d’unité à l’ensemble. À l’arrière, les feux arrière ont un biseau sur l’arête intérieure. Pour uniformiser la gamme, les versions à quatre roues motrices (hors Turbo) restylées se reconnaissent désormais à la présence d’un bandeau lumineux reliant les deux feux arrière.

Sous le capot

Tout d’abord, la 911 type 997 adopte l’injection directe, afin d’abaisser sa consommation et réduire ses émissions de CO2. Le Flat-6 demeure, bien sûr. Il est d’ailleurs directement repris de la 911 type 996, se contentant d’un gain de 5 à 10 chevaux suivant les versions.

La cylindrée est de 3.6 litres pour toutes les 997 phase 1 à l’exception des versions atmosphériques les plus puissantes (Carrera S, Carrera 4S), qui passent à 3.8 litres. Les phases 2 passent toutes à 3.8 litres, à part deux modèles : la GT2 RS et la GT3 RS 4.0 litres.

Porsche a décidé d’étendre sa gamme avec la plus puissante de toutes les 911 de série jamais créées : la 997 GT2 RS. Elle affiche une puissance totale de 620 chevaux, en recourant à la suralimentation (Turbo) tout en maintenant une cylindrée de seulement 3.6 litres.

Ce qui évolue

La gamme Porsche était assez complexe, alors la marque a décidé de la restructurer. Comme à l’époque des 911 Classic, les versions S ont désormais plus de chevaux que les versions non-S. Cela donne une gamme mieux construite et dans laquelle on se repère plus facilement.

Porsche a compris l’intérêt des clients pour les modèles exclusifs, c’est pour cette raison que nous avons pu constater le retour des versions Speedster, dont le look s’inspire des modèles d’antan, avec strictement deux places à bord. La Sport Classic, qui a vu le jour en 2010 se veut un hommage aux modèles du passé et principalement la Carrera RS 2.7 de 1973 dont elle reprend l’aileron queue de canard.

Enfin, nous noterons l’apparition d’une version GTS, en référence aux 904 GTS, sportives des années 1960. Cette finition, qui se veut l’intermédiaire entre une Carrera S et une Turbo, se reconnaît généralement à leurs jantes noires avec serrage par écrou central, et par leur équipement enrichi et plus sportif (surpiqures rouges par exemple sur les baquets).

Les différentes versions de 997

911 Carrera : ph.1 et 2, version deux roues motrices, 325/345 chevaux
911 Carrera 4 : ph.1 et 2, version quatre roues motrices, 325/345 chevaux
911 Carrera S : ph.1 et 2, version sportive, deux roues motrices, 355/385 chevaux
911 Carrera GTS : ph.2, version sportive, jantes noires, 408 chevaux
911 Carrera 4S : ph.1 et 2, version sportive, quatre roues motrices, 355/385 chevaux
911 Carrera 4 GTS : ph.2, version sportive, jantes noires, 408 chevaux
911 Targa : ph.1 et 2, Targa 4 (idem Carrera 4) ou Targa 4S (idem Carrera 4S)
911 Turbo : ph.1 et 2, version suralimentée par deux turbos, 480/500 chevaux
911 Turbo S : ph.2, version plus sportive de la Turbo, 530 chevaux
911 Speedster : ph.2, version 2 places, petit pare-brise, allégée, turbolook, 408 chevaux
911 Sport Classic : ph.2, version hommage, aileron queue canard, livrée grise, 408 chevaux
911 GT3 : ph.1 et 2, version sportive allégée, 415/435 chevaux
911 GT3 RS : ph.1 et 2, version sportive très allégée, arceau, 415/450 chevaux
911 GT3 RS 4.0 : ph.2, idem ci-dessus, avec allègement et cylindrée 4.0L, 500 chevaux
911 GT2 : ph.1, version radicale, suralimentée, 530 chevaux
911 GT2 RS : ph.2, version la plus extrême, suralimentée, 620 chevaux

Carrosseries proposées

• Coupé
• Cabriolet
• Targa
• Speedster

Comment repérer une Porsche 911 type 997 ?

Porsche 911 (997)

La 911 type 997 restylée se reconnaît à ses clignotants qui s’inscrivent dans la continuité des grilles d’aérations. À l’arrière, la différence est encore plus flagrante avec des feux à LED. La partie intérieure dispose d’un biseau sur la partie basse tandis que l’arête forme presque un angle droit sur la phase 1.

Quelques anecdotes

• La 997 phase 2 marque une nouvelle ère chez Porsche, celle de la boîte automatique à double embrayage PDK. Elle est plus efficace que la boîte manuelle et moins énergivore.
• La 997 Turbo est la première voiture de série à adopter un turbo à géométrie variable, qui offre davantage de souplesse et d’excellentes reprises à tous les régimes.
• L’intérieur de la 997 est fortement amélioré, avec des plastiques de meilleur qualité.

7ème génération : la 911 type 991 (2011-2018)

Porsche 911 (991)

En 2011, Porsche offre une descendance à la 911 avec une septième génération. Celle-ci prend le nom de code 991. Elle repose sur une toute nouvelle plateforme afin de proposer davantage d’options en terme de dynamisme, comme les roues arrière directrices. Les passionnés de la marque ont été assez mitigés sur le design de cette 911, dont les proportions changent quelque peu, avec notamment un capot plus long et une ligne de caisse plus élevée.

Esthétiquement

Par rapport à la 911 type 997 qu’elle remplace, la 991 dispose d’une ligne de caisse plus haute, tant sur le coupé que le cabriolet. Il en ressort un côté plus luxueux et sportif, mais qui ne fait pas forcément l’unanimité.

Plus massive qu’auparavant, elle accueille désormais des jantes alliage de 19 pouces de série et 20 pouces sur le restant de la gamme. Cela a l’avantage d’améliorer la tenue de route. C’est le grand point fort de cette voiture : le dynamisme est en hausse. Porsche a intégré de très nombreux dispositifs permettant de rendre toujours plus polyvalente cette 911.

Comme les deux précédentes générations, un restylage a eu lieu a mi-carrière, séparant les 991 phase 1, produites de 2011 à 2015, des 991 phase 2, produites de 2015 à 2018.

911 type 991 phase 1 (2011-2015)

Les 991 phase 1 se reconnaissent à leur pare-choc avant très volumineux, accueillant de généreuses entrées d’air. Sur les phases 1 uniquement, les clignotants sont assez imposants et ont un décroché par rapport aux grilles.

911 type 991 phase 2 (2015-2018)

Sur la 991 phase 2, les clignotants sont désormais intégrés autour des grilles d’aération du pare-choc avant. Le style n’en est que plus épuré. Notons aussi que les feux ont un design 3D avec un léger biseautage. C’est ce qui permet de faire la différence entre les phases 1 et 2 de la septième génération de Porsche 911.

Sous le capot

Alors que les 911 type 997 ont tiré leur révérence avec une cylindrée de 3.8 litres, les 911 type 991 retombent à 3.4 litres pour les versions Carrera et Carrera 4, mais demeurent toujours à 3.8 litres pour les autres. En soi, cela n’a pas choqué, car les puissances sont assez généreuses.

En revanche, lors de son restylage en 2015, la Porsche 911 type 991 phase 2 a amorcé l’un des plus importants virages qu’à du prendre la marque allemande depuis sa création : céder à la suralimentation pour diminuer les émissions de CO2 et ainsi éviter aux clients d’importants malus. Il en résulte des cylindrées basses, à 3.0 litres, mais des puissances en hausse. La sonorité du 6-cylindres à plat, en revanche, est moins démonstrative.

Ce qui évolue

Si la gamme de versions restent assez similaires à celles de la 997 sur la 991 phase 1, elle devient problématique sur la phase 2. En effet, si les versions Turbo accueillent toujours deux turbocompresseurs, c’est également le cas pour les versions Carrera… Il y a donc un problème dans la dénomination des modèles…

Notons l’arrivée de dispositifs permettant de dynamiser la conduite, à l’image des roues arrières directrices, qui peuvent pivoter jusqu’à 15° afin d’accroitre les vitesses de passage en courbe.

Les différentes versions

911 Carrera : ph.1 et 2, version deux roues motrices, 350/370 chevaux
911 Carrera 4 : ph.1 et 2, version quatre roues motrices, 350/370 chevaux
911 Carrera S : ph.1 et 2, version deux roues motrices, 400/320 chevaux
911 Carrera 4S : ph.1 et 2, version quatre roues motrices, 400/320 chevaux
911 Turbo : ph.1 et 2, version suralimentée par deux turbos, 520/540 chevaux
911 Turbo S : ph.1 et 2, version plus sportive de la Turbo, 560/580 chevaux
911 Targa : ph.1 et 2, versions Targa 4 (idem Carrera 4), Targa GTS GTS (idem Carrera GTS), Targa 4 GTS (idem Carrera 4 GTS) et Targa 4S (idem Carrera 4S)
911 GT3 : ph.1 et 2, version sportive allégée, 475/500 chevaux
911 GT3 RS : ph.1 et 2, version sportive allégée, kit carrosserie, 500 chevaux
911 GT2 RS : ph.2, version radicale de la turbo, 700 chevaux

Carrosseries proposées

• Coupé
• Cabriolet
• Targa

Comment repérer une Porsche 911 type 991 ?

Porsche 911 (991)

La 991 phase 1 se reconnait à ses imposants clignotants sur le pare-choc. Ils sont nettement plus discrets sur la page 2. Notons aussi des différences au niveau des feux arrière, comme vous pourrez le constater ci-dessus. Les autres divergences entre les phases 1 et 2 sont principalement d’ordre mécanique.

Quelques anecdotes

• Avec ses 700 chevaux, la Porsche 991 GT2 RS est la plus puissante Porsche 911 de série jamais produite.
• Pour fêter ses 50 ans, Porsche réalise un modèle anniversaire basé sur la Carrera S, habillé de beige ou de gris, d’une sellerie à carreaux, de jantes inspirées d’anciens modèles et d’un équipement très riche
• Porsche réalise une version Turbo S Exclusive, habillée d’une peinture or du plus bel effet.
• La millionième Porsche 911 est un exemplaire habillé d’un vert anglais et doté de sigles jaunes, un beau clin d’œil à l’époque et à l’histoire de ce modèle.
• La version Targa revient vers plus d’authenticité, avec de nouveau un arceau central et une vaste lunette arrière, rappelant la première génération de Porsche 911.

Pour aller encore plus loin…

Si les 911 sont identifiées par un nombre à trois chiffres, tel que 964. Elles le sont par une lettre, qui permet de reconnaître le millésime et/ou la motorisation, de 1968 à 1989. On parle alors de série ou de programme, suivant les années.

911 (901) Classic

911 série A : année 1968, moteur 2.0 litres
911 série B : année 1969, moteur 2.0 litres
911 série C : année 1970, moteur 2.2 litres
911 série D : année 1971, moteur 2.2 litres
911 série E : année 1972, moteur 2.4 litres
911 série F : année 1973, moteur 2.7 litres (Carrera RS)

911 (911)

911 série G : année 1974, moteur 2.7 litres
911 série H : année 1975, moteur 2.7 litres/3.0 litres pour Turbo
911 série J : année 1976, moteur 2.7 ou 3.0 litres
911 série K : année 1977, moteur 3.0 litres
911 série L : année 1978, moteur 3.0 litres
911 série M : année 1979, moteur 3.0 litres
911 programme A : année 1980, moteur 3.0 litres
911 programme B : année 1981, moteur 3.0 litres/3.3 litres pour Turbo
911 programme C : année 1982, moteur 3.0 litres/3.3 litres pour Turbo
911 programme D : année 1983, moteur 3.0 litres/3.3 litres pour Turbo
911 programme E : année 1984, moteur 3.0 litres/3.3 litres pour Turbo
911 programme F : année 1985, moteur 3.2 litres/3.3 litres pour Turbo
911 programme G : année 1986, moteur 3.2 litres/3.3 litres pour Turbo
911 programme H : année 1987, moteur 3.2 litres/3.3 litres pour Turbo
911 programme J : année 1988, moteur 3.2 litres/3.3 litres pour Turbo
911 programme K : année 1989, moteur 3.2 litres/3.3 litres pour Turbo

Pour finir…

Porsche 911 générations

Désormais, vous êtes en mesure d‘identifier 95% des Porsche 911 que vous croiserez ! Il y a bien sûr des modèles spécifiques, qui ne répondent pas toujours aux préceptes que vous aurez pu lire dans cet article.

C’est le cas par exemple du backdating, une pratique qui consiste à prendre une 911 type 964 (par exemple), pour la maquiller en 901. À l’inverse, d’autres ont déguisé une Type-G en 964. Parfois même en Carrera RS ! Il est difficile dans ce cas de démêler le vrai du faux. Mais la cote des Porsche 911 augmentant, nombreux sont les propriétaires en quête de matching numbers ! C’est à dire, à remettre leur belle dans le plus pur état d’origine, à l’option près !

Voilà qui vous facilitera la tâche !